|
|
|||
|
346 REGISTRES
possible d'obeyr à son Roy et souverain seigneur, le priant de l'entretenir tousjours à sa bonne grace; puis se retirèrent.
Deux où trois jours après, Monsr le Prevost des Marchans alla au Louvre saluer la Royne pour retirer ung brevet, de l'ung des secretaires des commandemens, de la promesse que le Roy avoit faicte aux habitans de Paris de leur rendre leurs armes; la Royne l'appella et luy bailla ung memoire, dont la teneur ensuit :
Memoire du Roy.
" Comme ainsi soit qu'il ayt pleu au Roy Nostre souverain Seigneur de tant gratiffier et favoriser les Prevost des Marchans, Eschevins et principaulx bourgeois chefz de maison de ceste ville de Paris, cappilalle de son royaulme, que de leur declairer que pour l'asseurance qu'il a de leur entiere fidélité, subjectiou et obeyssance, il a commandé à mons'le mareschal de Montmorency, Gouverneur et son Lieutenant General en cested, ville de Paris et Ysle de France, de leur faire rendre et restituer toutes les armes qu'ilz ont par son ordonnance et commandement consignées et déposées en l'Hostel de ville dud. Paris, comme corseletz, morions, hallebardes, piques et autres armes d'hast'1', excepté les pistolles et pistolletz et harquebuzes qu'il veult estre réservées pour son service et mis en l'Arcenac de cested. Ville, ou tel autre lieu qu'il advisera pour le myeulx, et qu'il fera payer à ceulx à qui lesd, armes à feu appartiennent, à pris raisonnable et tel qu'il sera advisé et arbitré par gens à ce congnoissans, nous
|
DU BUREAU [i56,]
soubsignez, Prevost des Marchans, Eschevins et principaulx habitans de cested. Ville avons promis et promectons à Sad. Majesté que, comme ses tres loyaulx et tres affectionnez subjectz et serviteurs, nous n'abuserons ne perimecterons qu'il soit abuzé desd, armes, lesquelles nous garderons et conserverons, chacun pour nostre regard, en noz maisons seullement pour nostre seureté et deffense de nosd. maisons, et ne les emploirons et exploicterons, ne souffrirons estre employées et exploictées à autres effectz, que ceulx que Sad. Majesté, ou son Lieutenant general en cested. Ville, nous commandera et ordonnera pour son service, et s'il y en a aucun ou aucuns qui facent du contraire et qui abusent desd, armes, nous les représenterons es mains de sond. Lieutenant general, ou de la justice ordinaire, pour en estre faicte pugnition et demonstration, telle et si rigoureuse que Sad. Majesté l'a ordonnée contre les séditieux, rebelles et perturbateurs du repos publiq; n'adhérerons aussi, favoriserons, ne suyvérons autre party que celuy de Sad. Majesté, et obeyrons en tout et partout à ses edilz, ordonnances et commandemens, sans y desobeyr, ne souffrir qu'il y soit des-obey en quelque sorte ou maniere que ce soit. En tesmoing de quoy nous avons signé ce present acte,-ce jour d'uy. »
Après avoir veu led. memoire au Bureau de lad. Ville, auroit esté ordonné de envoyer mandemens à Mess™ les xxim Conseillers, pour eulx trouver, le lundi, xvue jour de Janvier, en l'Hostel de lad. Ville pour adviser sur led. memoire.
|
||
|
|
|||
|
DXXIII. ----- Le MEMOIRE DU ROY CORRIGE. -----ARREST DE LA COURT
TOUCHANT LE BOIS DE CHAUFFAGE.
17 janvier i564. (H 1784, fol. 228 v°; H 1785, fol. i56 r°.)
|
|||
|
|
|||
|
Du lundi, XVIIe jour de Janvier mil vcIxiu.
En Assemblée, le jour d'uy, faicte en l'Hostel de la ville de Paris de Mess™ les Prevost des Marchans, Eschevins et Conseillers de lad. Ville, pour adviser sur certaines lettres ou memoire baillé par le Roy à Mons' le Prevost des Marchans.
Sont comparuz mond.s' le Prevost des Marchans, mons' Marcel, mons' Le Prebstre, mons' Du Drac, Eschevins;
|
Mons' d'Athis, mons' de Charmeau, mons' de Livres, mons' Hennequin, mons' Perrot, mons' Tanneguy, mons' de Jumeauville, mons' Larcher, sire Pierre Croquet, mons' le Lieutenant criminel, Conseillers de lad. Ville.
Après lecture faicte dud. memoire, a esté conclud que Mons' le Prevost des Marchans et Mess™ les Eschevins doibvent aller vers le Roy et la Royne leur faire les tres humbles remonstrances, et les supplier
|
||
|
|
|||
|
O On désignait jadis sous ce nom toutes les armes offensives, munies d'un long bois ou manche, comme Ies piques, hallebardes, pertuisanes et javelines. (Dictionnaire de Trévoux.)
|
|||
|
|
|||